L'hypnose

 


personnagegaby-5.jpgGaby : L'hypnose ?! Wahou ! N'est ce pas ce que l'on pratique avec un pendule ?


En effet cela pouvait se pratiquer avec un pendule pour focaliser le regard du patient mais désormais cette pratique n'est plus beaucoup utilisée. Le mot "hypnose" nous fait tous penser en premier à quelqu'un qui nous "envoute", et pouvant faire de nous ce qu'il veut, comme au travers de l'hypnose de spectacle. Et bien, tu vas voir par la suite que non, l'hypnose n'est pas de la sorcellerie, bien au contraire, cet outil va s'avérer être un état bien plus naturel que tu ne le crois... Nous t'invitons donc à découvrir ce qu'est l'hypnose plus bas.

Avant cela il peut être interressant de connaitre les Hommes qui ont marqué l'histoire de l'hypnose.

L'hypnose est né au 18e siècle avec Mesmer

→ Cependant bien avant déjà, au 16e siècle, d'autres personnes s'étaient penché sur la question, comme Paracelse (médecin et alchimiste suisse) qui postule l'existence d'un “magne“, tel un fluide réparateur invisible, qui pourrait circuler entre une personne saine (le thérapeute) et une personne malade, influençant ainsi les mécanismes de guérison.

→ Par la
 suite, Mesmer (médecin allemand) reprendra les théories de Paracelse convaincu de l'existence d'un fluide magnétique naturel qui rayonne dans l'univers, il va faire partie des médecins qui vont chercher à provoquer et à utiliser des états et des conduites autrefois interprétés comme "surnaturels". Selon lui, il est possible de soigner certaines maladies en restaurant l'équilibre magnétique du corps, ce qu'il tente de faire en mettant au point la technique du baquet, ancêtre de la thérapie de groupe. Il est l'inventeur de la théorie du “magnétisme animal“

 Puységur (disciple de Mesmer) considère que la “crise magnétique“ s'apparente à un état à mi-chemin entre la veille et le sommeil.

 Au 19e siècle, Liébault et Bernheim (médecins français) considèreront que l'hypnose est un état naturel provoqué par la suggestion.

 Fin 19e/début 20e, Freud (neurologue autrichien) pratiquera d'abord l'hypnose avant de fonder la psychanalyse

 Au 20e siècleMilton Erickson (psychiatre américain) sera considéré comme le fondateur des thérapies brèves. Son approche innovante de l'hypnose propose une méthode plus souple, s'appuyant sur les ressources naturelles du sujet. Il a étudié plusieurs méthodes d'hypnose, et a même laissé son nom à l'une d'entre elles : l'hypnose Ericksonienne.




personnagegaby-6.jpgGaby: Qu'est-ce donc alors ? 


Il existe différentes techniques d'hypnose, l'une d'elles est utilisée à des fins thérapeutiques ou médicales (dans le cas d'anesthésie ou d'accouchements) : il s'agit de l'hypnose Ericksonienne ou hypnose conversationnelle.

L’hypnose se compose de trois entités confondues : l’état hypnotique, la relation soignant-soigné et la suggestion.

1- 
L'état hypnotique 
(On peut définir l'hypnose comme)

C'est un état naturel qui se caractérise par un demi-sommeil ou demi-éveil, 
un état de concentration et de relaxation qui permet à ton inconscient d’être plus réceptif qu'à l'état normal de "veille", cet état s'apparente à celui dans le quel tu es lorsque tu pratiques du yoga, de la méditation ou encore comme lorsque tu vas t'endormir. C'est un état d'hyper-suggestibilité, c'est à dire que tu peux ressentir à volonté des sentiments et sensations imaginaires.
     
  -   Il peut être provoqué par une 
personne extérieure, dans un but thérapeutique et dans ce cas, contrairement aux aprioris de certaines personnes, on ne peut en aucun cas t'obliger à faire des choses contre ton gré, car tes valeurs morales t'en empêcheront.
     
  -   Cet état peut également exister spontanément, tu te demandes comment je suppose ?
Tu vas être surpris mais tu t'es peut être déjà auto-hypnotisé sans le savoir, si en regardant un film ou une pièce de théâtre qui te captives, en lisant un livre ou même en regardant un match de foot, tu as trouvé le temps très court ou tu as éprouvé des émotions imaginaires. Si ça t'es déjà arrivé alors tu t'es déjà auto-hypnotisé sans le savoir. 
Hé oui, c'est un état dit naturel que tout le monde vit au quotidien à plus ou moins grande échelle !


2La relation soigant-soigné 

C'est le type d’interaction qui s’établit entre l’hypnothérapeute 
et l’hypnotisé. 
La relation est primordiale, comme dans toute relation thérapeutique. Elle est un peu particulière dans l’hypnose, où elle devient plus “fusionnelle” car l’hypnothérapeute s’investit davantage. Cette relation fait partie de ce qu'on appel l'hypnose, même si ça peut te paraître étrange, elle est un "morceau" de cette définition.

La communication patient-soignant s'avhère être très importante, voici le tableau récapitulatif de l'importance accordée à cette intéraction. Le tableau est tiré du document pdf suivant, que vous pouvez également aller consulter : http://www.chu-montpellier.fr/publication/inter_pub/R191/A4461/TIPHypnoseunnouveloutilenradiologie.pdf

 

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3- La technique utilisée par l’hypnotiseur (grâce aux suggestions)

Là encore, la définition de l'hypnose est incomplète si on ne parle pas de la technique de l'hypnose.
Les suggestions peuvent être directes : mots simples et clairs qui s’adressent directement à des symptômes douloureux, ou indirectes, utilisant la confusion, des métaphores, des détours qui évitent d’aborder la douleur, surtout lorsqu’elle est devenue obsessionnelle (dans le cas d'hypnose médicale par exemple). Le choix des mots est très important, il suscite la bienveillance en toutes circonstances.

Voici un tableau tiré du même document que précédemment, explicant clairement le type de langage associé à l'hypnose :

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personnagegaby-7.jpgGaby: Comment fonctionne l'hypnose ?


 

L'hypnose, dans le cas de l'hypnothérapie, est un outil permettant de se détendre et de prendre du recule face aux évènements de la vie quotidienne afin d’être plus optimiste et positif, de régler des problèmes dont on ne connaît pas réellement l’origine. A l'échelle "médicale" l'hypnose est utilisé pour éviter au patient de souffrir ou d'être dans un état d'inconfort, elle peut aussi permettre à un patient de sortir d'une dépendance.

Avant tout il faut savoir que l'hypnose joue un rôle sur le cerveau, il est donc nécessaire que tu en connaisses le fonctionnement :


Notre cerveau est divisé en 2 parties qui occupent des fonctions bien distinctes : 


→ le cerveau gauche, conscient (que tu acquières et développes au fil du temps) correspond à la logique, à l'analyse, au raisonnement.. L'hémisphère gauche gère donc le temps, le langage, le calcul, la pensée analytique, les savoir-faire, les procédures

En résumé : un peu tout ce qui rassure…

→ le cerveau droit, inconscient (qui est inné) correspond au côté intuitif, synthétique, imaginaire, émotionnel... L'hémisphère droit gère donc l’espace, l’intelligence globale, l’intuition, le sens artistique.

Chaque information nouvelle passe par lui.

 

          Remarque :
Nous n’avons pas deux cerveaux, mais un seul, constitué de deux hémisphères, qui communiquent entre eux en permanence et nous sont tous deux indispensables. 

 

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Les fonctions du cerveau gauche et du cerveau droit

 


personnagegaby-9.jpgGaby : Mais alors quel rôle joue l'hypnose sur notre cerveau ?



Loin de faire dormir, l'hypnose réduit l'activité du cerveau gauche qui, du rôle d'acteur, devient spectateur.

Elle permet ainsi aux messages (mots, musique, sons, silence, langage non verbal) d'aller au cerveau droit sans passer par la 'douane' du cerveau gauche et ainsi de créer un changement comportemental, physique, psychique ou même biologique harmonieux.

Par exemple :

LE PROBLEME : Un jour (avec ton cerveau gauche), suite à une prise de conscience face a une probématique récurrente, tel une phobie, la timidité, un manque de confiance en soi, une addiction etc., malgrès tout tes efforts tu n'arrives pas à régler ce problème tout seul et tu ne comprends pas pourquoi. En "langage cerveau" on peut traduire par : ton cerveau gauche (conscient) n'arrive pas à résoudre le problème tout seul et il ne comprend pas pourquoi !

LA RAISON est simple : c'est ton cerveau droit, émotionnel (inconscient) qui pour un certain nombre de raisons que l'on ne connaît pas forcément, ne peut pas ou ne veut pas résoudre le problème.
Il devient alors difficile de t'en sortir car ton cerveau gauche (conscient), n'a pas les moyens de combattre la réaction de ton cerveau droit émotionnel (inconscient), qui est beaucoup plus puissant !

 → 
Le cerveau gauche conscient n'est pas le patron ou plus exactement, il ne peut le devenir que si le cerveau droit est d'accord.

 

 Remarque :

Malgré leur cohabitation, ces deux hémi-cerveaux ne fonctionnent pas de la même façon et surtout communiquent très mal entre eux.

Par exemple, le jour où tu vis un traumatisme, tes deux hémi-cerveaux le vivent en même temps mais ton cerveau droit émotionnel ne prend pas de distance, il le grave instantanément tel un ordinateur dans son disque dur, dans la colonne traumatisme, et il va s'en souvenir toute sa vie, c'est-à-dire durant toute ta vie, prêt à se réactiver à la moindre situation identique à ton premier traumatisme.

Ton cerveau gauche quant à lui fait exactement le contraire, il prend de la distance, il va transformer le traumatisme en mauvais souvenir, puis le mauvais souvenir en souvenir, il va même pouvoir l'oublier.

Si on te demandait aujourd'hui de prendre une feuille de papier et d'écrire quinze mauvais souvenirs, consciemment tu en mettrais probablement deux, trois voir cinq, peut être même neuf mais pas plus. Par contre, si on te posait cette question sous hypnose, ton cerveau droit (inconscient), en donnerait des centaines, car celui-ci se souvient de tout, c'est la partie de toi, qui te connaît le mieux.



 


personnagegaby-8.jpgGaby: Qu'est-ce qui va permettre l'abscence ou la réduction de la douleur au cours d'une intervention sous hypnose ?




La douleur : c'est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle ou décrite en des termes évoquant cette lésion (définition donnée par l'IASP : International Association for the Study of Pain)
Tout malade qui dit avoir mal, souffre ; il est donc important de ne pas nier cette souffrance. On peut donc constater qu'on ne peut dissocier l'aspect sensation (douleur pure) et l'aspect émotion (souffrance). Ces deux aspects sont inséparables et varient d'un individu à un autre.

→ Ainsi, la douleur est reliée aux émotions, ce qui tombe plutôt bien étant donné que l'hypnose fonctionne sur le cerveau droit, qui gère les émotions !

Des médecins ont observé que lorsqu'une personne était sous hypnose, son débit sanguin au niveau du cerveau augmentait et entraînait une suractivité de certaines zones cérébrales, ce qui avait pour conséquence de "brouiller" les messages nerveux et donc d'atténuer ou supprimer la douleur.
Pour en savoir davantage sur l'effet de l'hypnose au niveau de notre cerveau, aller voir dans la rubrique Pour aller plus loin... : cliquez ici ! 


personnagegaby-7.jpgGaby: De quelle manière l'hypnothérapeute procède-t-il ?



L'hypnose est un processus qui comprend 3 étapes différentes qui succèdent à la veille ordinaire


Veille ordinaire : état de vigilance qui correspond aux activités du quotidien. Cet état est caractérisé par l'exercice de la logique, de la raison, de l’intellect et se nourrit également des informations transmises par les sens (la vue, l’ouïe...). On parle ainsi de contrôle.


1Linduction : Focalisation sur le sens qui correspond le plus au patient.

Cette première phase permet de quitter l’attention habituelle et d’accéder à un état de rêverie ou d’entrer dans l’imaginaire. Le patient y parvient par les suggestions faites par l’hypnothérapeute. Il existe différentes techniques d’induction. Certaines peuvent être très brèves et directives (par exemple “Dormez, je le veux !“) ou d’autres plus suggestives et donc progressives (par exemple “Vous êtes bien... tranquille... vous respirez profondément, tranquillement... vos muscles se détendent...“),

          Par exemple : 
Dans un premier temps, le patient doit focaliser son attention sur un élément (le plus souvent visuel : il peut s’agir de fixer un point ou un objet, on utilisait autrefois un pendule)

Cette fixation de l’attention va permettre dans un second temps, d’élargir le champ de conscience du patient afin qu’il puisse se focaliser sur le moment présent en faisant abstraction de toute autre pensée, et d’ainsi se “connecter“ à son inconscient.


Ces techniques d’induction s’appuient sur les VOIES SENSITIVES d’un ou plusieurs canaux sensoriels grâce auxquels le sujet perçoit le monde environnant. 
L’hypnotiseur doit donc trouver le canal sensoriel préférentiel du patient, grâce a l’échelle VAKOG
Cette acronyme correspond aux sens qui nous permettent d’appréhender le monde.

Chacun de nous dispose d’un canal préférentiel qui peut être : visuel (V), auditif (A), kinesthésique (K), olfactif (O) ou encore gustatif (G). 

Comment trouver ce canal préférentiel ?

En questionnant le patient, et en prêtant attention aux expressions et mots qu’il emploie, ceci révèlera une préférence sensorielle. 

          Par exemple :
« je vois ce qu’il veut dire » renvoit au canal visuel alors que « Je sens qu’il m’en veut » laisse penser que la personne a une préférence olfactive

 

2La dissociation : Moment où le patient entre dans une perception différente de l'ordinaire.

Le patient ressent son corps s’engourdir, il se dissocie progressivement de ses perceptions sensorielles : il entend moins, il voit moins, il ressent moins, il perd la notion du temps et de l’espace. L’exercice de la dissociation le défait de la perception de son corps mais également de ses croyances, et même de ses peurs.


3La perception ou veille paradoxale

Autant la dissociation est la phase d’absence où le patient n’est nulle part. Autant la perception, ou veille paradoxale est la phase où il est partout.  Il n’y a plus de limitations causées par la logique et la raison. La personne est libre d’entrer en relation avec tout son corps. Cette perception totale, acquise uniquement à l’état hypnotique, permet au patient d’accéder à toutes les possibilités et capacités qu’il n’a plus dans la réalité


Le réveil
Il doit être progressif afin que le pacient se sente bien et qu'il ait le temps de "remonter" sans inconfort

 

 

 

personnagegaby-9.jpgGaby : Y a t-il des effets secondaires en hypnose ?



Les effets secondaires de l'hypnose sont obligatoirement positifs, l'hypnose entraine bien être, repos et détente. Etant donné que la démarche vient du patient, le changement ne peut être que bénéfique.

Dans le cadre d'une thérapie les effets mélioratifs se font ressentir au fur et à mesure des séances, à court ou long terme selon les individus. Les résultats sont parfois surprenants voir spéctaculaires. 

Lors d'une anesthésie sous hypnose, le patient ressortira grandit de cette expérience. L'hypnosédation lui aura d'une part permis de participer activement à son opération, sans suites opératoires inconfortables. D'autre part, par le biais ce cette intervention, il aura découvert l'hypnose, en étant dans un état de relaxation profonde. 


personnagegaby-9.jpgGaby : Et savez-vous ce que le patient ressent après une séance d'hypnose ?

 


Oui, une sensation de bien-être, l'impression d'être apaisé...

Voici le témoignage d'Anaëlle, suite à sa séance d'hypnose Ericksonienne :
 

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Si tu veux en savoir plus sur l'hypnose et tester les connaissances, que tu as maintenant aquissent, nous te conseillons d'aller voir notre quizz: Hypnose

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